mardi, octobre 03, 2006
Jour 1: Méprises multiples
J'espère ne pas vous avoir tenus en haleine trop longtemps. Voici donc le premier compte-rendu de notre arrivée chez nous.
Tout d'abord, les gens à la réception de l'hôtel où nos clés nous attendaient n'étaient pas au courant de l'affaire, et refusaient de plus nous aider car apparemment, ils ne gardaient pas d'objets extérieurs aux clients de l'hôtel.
Bon ... nous appelons notre contact à une heure un peu tardive, et après quelques palabres avec la personne à l'accueil, une enveloppe à notre attention fait miraculeusement son apparition.
Ouf
Après 400m de voiture, nous sommes devant chez nous, c'est exactement comme sur les photos de la rue publiées dans ces pages il y a peu.
Nous nous chargeons des objets indispensables, et entrons au Friisgatan 5a.
Une grande cour intérieure, et plusieurs corps de bâtiment qui semblent tous pouvoir contenir notre appartement ...
Bon, Nous appliquons la fameuse technique du "heureux hasard", et tentons un des escaliers, prenons un escalier en colimaçon minuscule et très pentu, pour arriver sur un mini palier.
"C'est la ? Il n'y a pas d'étiquette ... Je ne sais pas, tape pour voir ... Personne ... Bon, essaie la clé !"
La première clé a l'air de tourner. Bon, nous avons trouvé.
La deuxième bloque ... même en insistant un peu !
Finalement ce n'est pas vraiment la bonne porte.
Redescendre les escaliers, revenir dans le cour, observer les bâtiments, essayer de trouver les fenêtres éteintes ...
"La regarde, ca pourrait être là ... La tentative d'ouverture de la porte ne donne rien ... Aie aie aie ... Et cette porte là-bas ?"
La première clé fonctionne, elle donne sur un escalier beaucoup plus vaste que le premier.
J'attends en bas avec notre chargement qui a fait plusieurs allers-retours pour rien déjà, et Brigitte gravit les marches.
Silence ...
Un bruit de clés, puis des pas précipités qui dévalent les marches
"Ca y est !!!"
Re-ouf !
Nous prenons sac à dos, chat, violon, montons les somptueuses marches, et entrons ...
"Dis-donc ils ont tout vidé, on ne reconnaît presque pas les photos qu'on a reçu par internet"
"Comme c'est grand ! Regarde le salon ... les salons ! Et la cuisine ..."
C'est à ce moment que nous nous regardons avec dans le regard une appréhension grandissante.
"Ce ... ce n'est pas le même apartement que sur les photos, n'est-ce pas ? ... Non, la cuisine, la disposition, tout est différent. ... Mais tu as vu comme c'est grand ?"
Souvenez-vous que tout ceci se passait dans une obscurité complète, la seule lumière provenait du couloir d'entrée et des lumières de la rue.
Nous étions partagés entre l'ébahissement devant un si grand endroit (et Meow partageait la découverte en passant d'une pièce à l'autre à toute vitesse comme nous), et la crainte que ce ne soit pas le bon appartement, qu'il faille en changer le lendemain, refaire des démarches, etc ...
En plus nous n'avions trouvé aucune prise de téléphone, et encore moins de connexion internet.
Mais il faut bien dormir, nous montons donc le contenu de notre coffre dans l'appartement, en passant cette fois par la bonne porte d'entrée, Friisgatan 5b et non pas 5a comme nous l'avons fait pour commencer.
Nous avons vite envoyé un mail à l'agence, pour qu'ils puissent le lire dès le matin.
Bref, en déroulant nos lits de camp hier soir, nous nous demandions de quoi serait fait notre jour suivant.
*********
Le lendemain matin
Après une douche (l'eau est très chaude)
, nous appelons l'agence.
La réponse que nous attendions: nous sommes bien chez nous, et les photos envoyées sont le résultat d'une erreur apparemment.
Il y a donc eu plus de peur que de mal.
Forts de cette assurance, nous allons prendre un petit-déjeuner au café se trouvant au pied de chez nous, puis décidons d'aller explorer le bâtiment, pour trouver la laverie.
Nous remontons, entrons dans l'appartement, fermons la porte, posons les clés, et allons vers la cuisine.
Parce que la veille, nous y avons vu une porte de sortie supplémentaire, qui mène vers un petit escalier. Sûrement le chemin de la laverie ! (c'est beau l'optimisme)
Il y a des clés sur cette porte dans la cuisine. Nous les prenons, ouvrons la porte, sortons et refermons la porte derrière nous.
"Clic !"
Comment ca "clic" ? Il n'y a pas de clic normalement sur ce genre de serrure, à moins que ... à moins qu'il y ait un loquet, ah ... oui ... ce petit loquet qu'il a fallu tourner pour ouvrir la porte de la cuisine.
Le test est vite fait, et la conclusion sans appel: nous venons de nous enfermer en-dehors de chez nous.
Comme dans tout bon/mauvais film comique, nous n'avons pas de papiers ni d'argent sur nous, sommes en vêtements légers, et le téléphone de Brigitte n'a bientôt plus de batterie ...
Tout le monde dans la rue est en manteau, nous avons juste la clé de la voiture avec nous, et quelques minutes de téléphone.
Je vous laisse pour le moment
, mais sachez que l'histoire se termine bien.
Re-re-ouf !
Mais comment font ils pour être aussi bavards sans accès internet décent ?
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